
Il y a deux ans, un samedi de Simhat Torah, j’étais à Tel Aviv avec eux pour les vacances. On devait rentrer dans le Nord en début d’après-midi. Et puis les sirènes, et les infos, et le choc. On avait pris la route de la maison, sonnés, assimilant le mot de guerre qui venait d’être posé.
Il y a deux semaines, un lundi veille de Simhat Torah, j’étais à nouveau à Tel Aviv pour les vacances. Et en début d’après-midi, on a repris la route vers le nord, enivrés de bonheur et d’images réjouissantes qu’on n’osait plus imaginer.
En hébreu on appelle ça סגירת מעגל. Boucler la boucle.
Il y a quelques jours, ce vendredi, cerise sur la boucle bouclée, j’étais avec des centaines d’autres sur le bord de la route, comme dans un rêve, la bouche pleine de chants, pour accueillir l’enfant de la région de retour chez lui, avec un pansement sur l’œil mais un sourire immense.
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