Journal de guerre, jour 525

Des fêtes, encore des fêtes, on perd la tête, on danse sous le soleil, il fait soudain chaud, et le pays s’embrase de joie, d’absurde, de rires, plus rien n’est sérieux, mon Dieu qu’on en avait besoin. Cette année Pourim avait une puissance différente, quelques uns de mes amis ont refusé de le fêter, pas tant que tout le monde ne sera pas rentré, c’est amoral, je comprends et j’admire, portez pour nous cela, prenez sur vos épaules notre air qui manque et cette tristesse qui s’accumule depuis un an et demi, pardon et merci, on vous rejoindra demain, après demain, dans tous les combats, mais là, tout de suite, il faut cet oxygène, cette folie, pour bien s’assurer qu’on est encore debout, bien là, bien vivants.

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