C’est la notification des alertes sur les téléphones qui me marque le plus cette fois. On a 4 téléphones à la maison, ils se mettent à hurler et à clignoter à quelques secondes d’intervalle et on se met en mouvement. C’est paradoxal : l’Iran, c’était la menace la plus angoissante dans l’imaginaire collectif. Mais dans la réalité, le fait que ce soit si loin réduit un peu la panique. Contrairement aux alertes habituelles qui nous laissaient à peine quelques secondes avant les boums, celles-ci laissent le temps de respirer. C’est bien le seul avantage. La première notification nous dit de rester à proximité des chambres blindées, parce que dans un délai d’un quart d’heure environ il y aura PEUT ETRE une alerte, la deuxième notification bloque les téléphones qui s’affolent tous ensemble, sons stridents, lumières en rafale et un texte: “Dans quelque minutes, il y aura une alerte”, et la troisième ils se mettent à clignoter furieusement et à émettre des signaux stridents, et un texte qui dit en gros “yalllaaa c’est maintenant!! Tous aux abris!” Et ça se double de la sirène hurlante dehors. Tout ca multiplié par 4 ca fait monter l’adrénaline. Pendant les sirènes, alors qu’on est tous assis dans le mamad sur nos matelas, une fois que la porte blindée est bien fermée, je regarde mon homme qui respire “en faisant semblant d’éteindre une bougie”, c’est bizarre, les rôles se sont inversés pendant cette guerre là, c’est lui qui stresse et moi qui fait rire les enfants en attendant que ça passe. Ca devrait m’inquiéter parce que de nous deux c’est bien lui le plus lucide. Je fais tellement semblant de ne pas avoir peur que je me prends au jeu, je ne ressens presque rien. Je sais bien que tout ce stress ne va pas nulle part et qu’il faudra bien l’évacuer à un moment, mais on verra ça plus tard. En attendant, les photos de mon téléphone de ces trois derniers jours (trois jours seulement???) sont un mélange des chorégraphies de ma fille et de ses copines, d’apéros improvisés sur la terrasse, de jeux de poker au soleil, et de concours de grimaces dans la chambre blindée.
-
Articles récents
- Boucler la boucle
- Journal de guerre – Jour 735 – la FIN
- Journal de guerre, jour 618
- Journal de guerre, jour 617
- Journal de guerre, jour 616
- Journal de guerre, jour 615
- Journal de guerre, jour 529
- Journal de guerre, jour 527
- Journal de guerre, jour 525
- Journal de guerre, jour 519
- Journal de guerre, jour 508
- Journal de guerre, jour 416
- Journal de guerre, jour 385
- Journal de guerre, jour 384
- Journal de guerre, jour 375
- Journal de guerre, jour 373
- Journal de guerre, jour 369
- Journal de guerre – 1 an
- Journal de guerre, jour 352
- Journal de guerre – Jour 350
- Journal de guerre, jour 348
- Journal de guerre, jour 332
- Journal de guerre – Jour 274
- Journal de guerre – jour 267
- Journal de guerre – jour 218 – le jour du souvenir
- Journal de guerre – jour 108
- Journal de guerre – Jour 104
- Journal de guerre – Jour 94
- Journal de guerre – Jour 32 – L’esprit d’Israël
- Lettre ouverte à ceux qui préfèrent ne pas prendre parti.
- Journal de guerre – jour 13
- Octobre 2023
- Crise d’identité(s)
- Tu Bishvat
- Manifeste pour la Galilée
- Le Galilee Institute, acteur du rayonnement d’Israël dans le monde
- Sur la route du Nord
- Le rythme d’Israël
- La fournaise
- Lag BaOmer dans un petit yichouv de Galilee
- Le bout du tunnel
- Maman en dix commandements
- Chuchotement
- La vie religieuse d’un petit yichouv laïc de Galilée
- Corona I versus Corona II
- Un virus et des hommes
- Les h’ilonim sont des juifs comme les autres
- Le cœur au Sud
- 5780 – Planter des graines
- Perdre du temps
Catégories
- Atmosphère israélienne
- blog d humeur
- Choisir son lieu de vie
- Conflit
- corona time
- Datim/Hilonim
- écrire
- Expériences en Israël
- fiction
- Guerre
- L'école en Israël
- l'hébreu et moi
- les petites merveilles israéliennes
- Les petits décalages
- Misgav
- Paix
- parents en Israël
- reactions actualite
- recettes
- Souvenirs de France
- Tel Aviv ou Galilee?
- textes/nouvelles
- Trouver sa place en Israël
- Uncategorized